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 Dossier "Arina Volikov" (Eva)

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Arina Volikov
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Messages : 7
Date d'inscription : 12/08/2015

MessageSujet: Dossier "Arina Volikov" (Eva) Sam 29 Aoû - 21:53


Arina Volikov


ÂGE : 35 ans.
DATE, LIEU DE NAISSANCE : 29 octobre 1916, à l'ouest de la Russie
GROUPE : Nomenklatura
NATIONALITÉ : Russe et Américaine
Origine : Née d'une mère russe et d'un père américain.
ETAT CIVIL : Célibataire, ou du moins c'est ce qu'Arina répondra si on lui pose la question.
MÉTIER : En tant que professeur de l'enseignement communément appelé "cours de vérité" (plus ou moins ironiquement selon les opinions), Volikov se charge surtout de répandre la propagande. Lui forçant une place dans le cerveau de chaque pensionnaire afin de rendre ces derniers dociles, muselés. Faire d'eux de vaillants soldats, qui ne seront même plus capables de se figurer l'idée d'aller à l'encontre des ordres qu'on leur donnera, puis qui ne vivront plus que pour le parti, ou du moins pour ceux qui en tiennent les rênes, voilà le rôle de cette dame. Au vu de son poste, elle doit aussi régulièrement faire des rapports sur les pensionnaires ainsi que leur comportement.
Signe Distinctif : Porte du rouge à lèvre.


AVATAR: Dita Von Teese.
CREDIT : Moi-même.



Caractère


Les voix résonnent avec une puissance phénoménale, s'entremêlant, se séparant et se retrouvant secondes après secondes, portées et amplifiées par l'architecture de la salle. Tout a commencé calmement, presque dans un murmure et à présent les sons se déchaînent, envahissant toute la pièce ; les quelques instruments qui servent à accompagner les chants semblent ne plus être que de discrets chuchotements perdus dans une sorte de brouhaha mélodieux et discipliné.
Arina regarde le spectacle avec une fascination qui n'a jamais diminuée malgré les années. Après tout, comment le pourrait-elle ? La chorale des pensionnaires est magnifique, et serait sans doute connue si le chœur faisaient des représentations hors de l'institut. Certes, il arrive aux nouveaux de faire des fausses notes, mais elles sont la plupart du temps dissimulées par les voix des autres et surtout, ces novices sont généralement prit à part par le chef pour corriger leurs lacunes qui ne disparaîtront pas toutes seules.
La professeure de Vérité assiste à la plupart des répétitions, du moins, quand ça ne rentre pas en conflit avec son emploi du temps. Son regard navigant d'une ligne à l'autre d'un livre fournit par la bibliothèque, ou se posant sur les différents visages des chanteurs, elle affiche une visage calme et très souvent paré d'un petit sourire qui ne se lit pas dans ses yeux. Elle inspire une palette de sentiments très variés à ses élèves, mais il n'est cependant pas difficile de deviner quelles sont les convictions de ceux qui la détestent et celles de ceux qui l'adulent – bien qu'il y ait cependant quelques cas surprenants parmi les pensionnaires.

Arina entretient une relation assez spécifique avec l'idéologie communiste : De par son histoire, elle y est en même temps totalement dévouée, mais tout à fait consciente de ses lacunes, du moins, de celles qu'elle a pu observer en URSS. Les promesses faites au peuple pendant la révolution n'ont finalement étés qu'un leurre, créé de façon consciente ou non, pour faire briller les yeux de ceux qui avaient soif d'égalité. Comme dans toute organisation humaine, il y a les privilégiés et les opprimés, car c'est ainsi que semble fonctionner les Hommes. Les corruptions de toutes sortes et le désir de pouvoir finissent toujours par l'emporter sur l'envie de bien faire et cela, de tout temps. Volikov, en tant qu'opportuniste – n'est-ce pas ce qu'il faut être pour vivre le mieux possible parmi ceux de son espèce ? -  profite de ce système dans lequel elle fait parti des favoris : elle se fiche bien du fait que la Vérité qu'elle offre à chaque pensionnaire ne soit pas objective et est même la première à s'en rendre compte. Bien sûr, tout cela ne transparaît jamais dans son comportement ni ses propos, d'autant plus que si le besoin se présentait de trahir le Parti, Arina ne serait sans doute pas la première à parler, bien qu'assurément pas la dernière. Il ne faut pas oublier que la professeure a passé son enfance en Russie et donc été éduquée plus parmi les jeunes Pionniers soviétiques que par ses propres parents. Alors bien qu'elle ait voyagé ainsi que mûrit et alors pu se forger sa propre opinion concernant bien des sujets, cela n'empêche pas que les années de propagande subies dès le plus jeune âge laissent des traces.



Derrière L'écran

PSEUDO : Arina o/.  
ÂGE : 99 ans.  
QUE PENSEZ-VOUS DU FORUM ? : Je me suis saignée pour le créer et faire ma partie du boulot :').
COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FOFO ? : Au détour d'une ruelle. J'avais l'esprit embrouillé par milles et une pensées et il est arrivé ce qu'il arrive toujours dans ce genre de cas : je me suis cognée à quelqu'un. J'ai alors levés les yeux timidement, ainsi que le menton (il est bien plus grand que moi, en terme de taille) et croisé son regard. La suite de l'histoire est ce qu'elle est .
Punchline : Je suis la plaie et le couteau ! / Je suis le soufflet et la joue ! / Je suis les membres et la roue, / Et la victime et le bourreau !




Histoire


Un rouge presque sang, un rouge presque prune, un rouge presque nuit. La complexité de la couleur est telle que l'on dirait un violet, savant mélange de deux couleurs qui n'auraient jamais dû se rencontrer et vivent une passion qu'aucune relation humaine ne pourra jamais égaler. Semblant être fait à la fois d'un éternel doux frisson et d'un feux ronronnant que pas un liquide, quel qu'il soit, ne réussira à noyer; il n'y a rien à comprendre dans cette explosion d'inverses qui paraissent ne former rien d'autre qu'une erreur si parfaite. Le paradoxe, l'oxymore le plus beau qui puisse exister.
A présent, lorsque je revois ses lèvres bouger doucement, alors que ses cordes vocales s'agitaient comme celles d'une harpe, maintenant, tandis que je ressens la danse ensorcelante de cette couleur qui pare tel le plus riche des rubis l'entrée de sa bouche, je ne peux m'empêcher d'avoir l'impression que rien n'a d'importance si ce n'est ce rouge.


Des chants raisonnaient dehors, à peine étouffés par les murs de la modeste demeure. Le village où vivaient les Volikov, à quelques dizaine de kilomètres au nord de la capitale, avait en parti échappé à l'urbanisation débutée au milieu du siècle précédent. Certes, les routes étaient pour la plupart pavées, quelques magasins mimaient l'allure des boutiques de la capitale, mais rien de tout cela pouvait tromper le regard. Pour ainsi dire, il s'agissait d'un mélange bâtard entre une banlieue et une bourgade.
Et cette soirée du 29 octobre, le jour même où l'URSS était reconnue par la France (certaines coïncidences ne peuvent être évitées, il y a tant de dates dans une année et tant d’événements durant ce laps de temps..), alors que les autres membres du village célébraient une fête traditionnelle quelconque, le foyer Volikov voyait naître Arina.
Le mot « voyait » est partiellement vrai, dans le sens où les témoins de l'accouchement assistaient, en effet, visuellement à la venue au monde d'un nouvel humain. Cependant, il s'avère totalement faux du point de vue de la mère, qui, elle, n'a rien vu du tout, ses paupières closes et ses yeux qui auraient de toute façon été rendus aveugles par la douleur, cette dernière lui donnant l'impression d'avoir les entrailles arrachées lentement.
Quoi qu'il en soit, elle eu le tout relatif bonheur d'en sortir vivante, tout comme la petite qui grandit sans problème particulier. Elle fût, comme tous les autres enfants, enrôlée dans les jeunesses soviétiques, ce qui ne s'avéra pas désagréable à ses yeux. A vrai dire, la jeune demoiselle croyait, comme la plupart de ses camarades, à tout ce qu'on lui disait concernant leur grand dirigeant ; le fait que si quelque chose n'allait pas, c'était à cause des traîtres au sein du parti, mais aussi de la faute des paysans qui cachaient leurs récoltes et des koulaks qui étaient encore bien trop nombreux, terrés comme des vermines au milieu des honnêtes prolétaires. Que si elle n'avait pas grand-chose à manger dans son assiette certains soirs, c'était à cause des capitalistes. Ainsi, la jeune Volikov fût tout à fait exemplaire, si bien qu'elle ne manqua pas de se faire remarquer par la tchéka, comprenez police politique, qui décida d'en faire une espionne. Quoi de mieux qu'un cerveau, totalement fidèle au bourrage de crâne que vous lui avez offert, pour servir sa patrie ?
Arina aurait pu pourrir dans son patelin, mais le sort en a visiblement décidé autrement à ce moment-là. Malheureusement, il serait difficile de donner des détails concernant sa formation tant celle-ci est secrète et complexe, alors précisons simplement qu'elle a apprit et pratiqué l'anglais au point de n'avoir plus aucun accent suspect, a été formée à la vie dans un milieu capitaliste et bien d'autres choses merveilleuses.
La suite du récit n'est pas un mystère : La jeune femme a été envoyé en Amérique avec pour prénom Eva et un nom de famille tout à fait banal. Pour ce qui est du secteur à propos duquel elle a fournit des informations à sa patrie, autant aller lui demander en personne, mais à votre place je n'espérerais pas avoir de véritable réponse.
Quoi qu'il en soit, il n'est pas dur de deviner que cette dernière, confrontée à l'univers qu'on lui diabolisait sans arrêt durant son éducation, put réfléchir à son opinion concernant tout cela. En résumé, elle conclut que, faisant parti de la classe privilégiée, elle n'avait rien à perdre en retournant dans son pays, le jour où on le lui demanda. Quelque chose l'empêchait de refuser, de chercher à échapper aux griffes rouges, sachant que cet ordre de retour pouvait bien précéder son inscription à l'encre dans la liste des purgés. Était-ce dû à un attachement profond envers son pays, ou bien au lavage de cerveau qui avait finalement des ficelles impossible à couper ? Elle-même ne le sait pas.
Toujours est-il qu'Arina obéit, après avoir bien servit son pays et lui avoir fournit une quantité d'informations. Par chance, on lui expliqua que si elle avait été rappelée, c'était pour encadrer un tout nouveau projet et que ses années passées aux États-Unis seraient utiles. Qui mieux qu'elle, qui y avait vécu un long moment, pourrait expliquer aux pensionnaires de l'institut la monstruosité du pays où le capitalisme est suprême ? On lui fit comprendre aussi, explicitement, qu'aucun choix ne lui été offert. La fille Volikov ne se posa donc pas la question de si la proposition lui plaisait ou pas, elle se contenta d'accepter.
Et lorsque, comme à l'instant même, elle entend les voix formant le chœur de l'institut envahir l'espace, elle ne regrette pas ce non-choix.

CREDIT FICHE: ATHENA.
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